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Pourquoi un test de la précocité intellectuelle de l’enfant ?

Pourquoi un test de la précocité intellectuelle de l’enfant ?

Je suis personnellement très sceptique sur la gestion de la précocité de l’enfant. La précipitation, le manque d’information sont souvent mauvaises conseillères. Alors… Comment s’y prendre ?

D’abord, il faut savoir qu’il existe un vrai « business » dans le domaine des tests de Q.I. (quotient intellectuel) : des tests proposés aux familles à 300 euros, cela existe ! Ce marché prospère parce que les parents sont beaucoup dans l’affect sur ce sujet. Ce qui est normal. Il faut donc prendre son temps, consulter l’équipe enseignante )si elle est ouverte au dialogue) et aussi se demander ce qu’on attend de ce type de test :

  • un soulagement ?
  • une fierté ?
  • une réparation de son propre parcours ?
  • Ou la possibilité d’aider enfin son enfant quand il présente des dispositions intellectuelles très atypiques ?

Tout ça à la fois ? Et l’enfant : comment va-t-il ? Car tous les précoces ne sont pas des cancres ou des enfants malheureux : beaucoup sont « Heureux à l’école » 😉

Reste que faire le test peut valoir le coup pour « ne pas passer à côté ». Afin d’éviter les charlatans, le plus sérieux est de s’adresser à l’une des deux associations nationales agréées par le ministère de l’Education nationale :

  • l’AFEP (Association française pour les enfants précoces)
  • l’ANPEIP (Association nationale pour les enfants précoces)

Ce sont des associations de parents qui peuvent vous fournir des adresses de psychologues qui s’engagent à effectuer le test WISC III ou IV, pour environ 120 euros et un petit bilan écrit au final (à exiger dès le début de la rencontre, c’est très important). Si certains d’entre vous ont d’autres pistes ou un partage d’expérience, ils sont les bienvenus !

D’après le WISC III / IV, la précocité débute à 130, mais ceci n’est qu’un chiffre. Le test affine l’analyse en terme de compétences et de performance, d’interaction entre pensée et faire, ce dernier point étant souvent l’un des défis de l’enfant précoce. C’est pourquoi le compte rendu écrit est plein d’enseignement pour vous, parents, mais aussi pour les enseignants actuels et à venir de votre enfant.

Comment l’enfant procède-t-il dans ses apprentissages ? Pourquoi, bien souvent, sa capacité fulgurante à trouver une solution à un problème sans passer par toutes les étapes voulues par l’enseignant(e) pose un sérieux problème en classe… Mais aussi dansle cours de la scolarité : celle-ci, surtout en France, privilégie des processus besogneux et uniques qui ne conviennent pas du tout à une pensée intuitive et rapide. Comme vous le voyez, tout cela ne peut se rapporter au seul chiffre de QI ! Prenez contact avec :

A lire aussi mon article sur les enfants dans la lune, dont certains sont des enfants intellectuellement précoces qui s’évadent pour « penser dans leur tête »… mais pas tous.

Enfin, si vous souhaitez véritablement avoir une vision plus large de la question, pensez à lire les livres de Haward Gardner sur les intelligences multiples qui démontrent qu »il n’y a pas forcément des surdoués (le prisme étant les capacités d’abstraction) « et les autres », mais des manière d’être au monde qui, par leur complémentarité, offrent à toutes et tous, petits et grands, de belles perspectives de contribution au monde ! 🙂

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